C’est raté, c’est raté
Durée: 3:59
Simone
Durée: 4:09
Tu tapes trop fort
Durée: 3:36
Appalderie
Durée: 4:29
Que le temps est long
Durée: 5:40
Mon père avait un p’tit …
Durée: 2:00
Qu'est-ce que tu as ?
Durée: 7:43
Pour clôturer l‘album, j’avais utilisé deux accords de deux notes que j’avais trouvés dans un disque de standards de jazz. Cet emprunt sans consultation préalable avait déclenché la colère de Jacques Denjean, producteur de l‘album. J‘eus droit à un discours sur la propriété intellectuelle, sur le droit d’auteur. Je devenais d’un seul coup un voleur, un criminel, un des premiers pirates audio du monde musical. Épisodiquement, la discussion revenait sur le tapis avec ses chefs d’accusation (le pillage, la malhonnêteté) et son système de défense (banalité de la chose empruntée, nombre incalculable de morceaux se terminant de la même manière).
Il y avait initialement au début de “ c’est raté ” huit mesures de batterie que Jacques Denjean trouvait inutiles et sans intérêt, et je n’y tenais pas plus que ça non plus. Un jour je lui dis :
- Jacques, je crois que t’as raison pour les mesures de batterie au début de “ c’est raté ”, y’a pas besoin.
- Ah, ça y est, tu deviens raisonnable… Alors, il se termine, cet album ?
J’avais sauté sur l’occasion.
- J’ai toujours pas trouvé de fin !
Il m’avait regardé, n’avait pu dissimuler un début de rictus, et m’avait répondu, après avoir respecté un silence :
- T’es vraiment un enfoiré, Albert !